Allocations familiales France–Suisse (2026) : Fonctionnement et blocages

Les allocations familiales des frontaliers relèvent du règlement européen de coordination des systèmes de sécurité sociale (CE 883/2004), applicable entre la France et la Suisse.

Elles fonctionnent selon un principe de priorité + différentiel.

COMMENT CHAQUE PAYS FONCTIONNE ?

En Suisse, les Caisses d’Allocations Familiales sont privées, il y en a plus de 400, même s’il existe un service de coordination cantonal. Les allocations familiales sont versées au parent qui touche le pus haut salaire, ou à celui qui a la garde des enfants. Un enfant majeur peut demander à les toucher directement. Un parent divorcé qui a la garde peut demander à les toucher directement. Il y a des allocations familiales jusqu’aux 25 ans de l’enfants TEMPS QU’IL EST EN ETUDE.

La Suisse considère TOUT CE QUI EST VERSÉ OU PRIS EN CHARGE par la CAF Française comme une allocation, Y COMPRIS L’URSSAF d’une assistante maternelle. Seule l’allocation logement n’est pas comptabilisé par la Suisse. Le différentiel suisse et donc souvent assez bas temps que l’enfant ou les enfants vont chez la nounou.

Ce que beaucoup ignorent, c’est que les montants suisses restent nettement supérieurs aux montants français, même après différentiel. En 2026, dans le canton de Vaud, un enfant ouvre droit à environ 322 CHF par mois, et ce montant grimpe lorsqu’il poursuit des études. Dans le canton de Genève, on se situe autour de 311 CHF mensuels pour un enfant, avec une majoration pour les jeunes en formation. À Neuchâtel, les allocations tournent autour de 300 CHF par enfant, dans le Jura environ 275 CHF, et dans le canton de Fribourg autour de 305 CHF. Dès qu’il y a trois enfants, les montants deviennent très significatifs, dépassant facilement les 900 CHF par mois dans plusieurs cantons. Sur une année complète, cela représente plusieurs milliers de francs, et sur plusieurs années, des sommes qui ne sont clairement pas anodines pour un foyer frontalier.

Lorsqu’un enfant poursuit des études, la Suisse augmente ses montants jusqu’aux 25 ans. Dans certains cantons, l’allocation de formation dépasse les 400 CHF mensuels. Autrement dit, une famille avec trois enfants dont un en formation peut percevoir des montants qui dépassent les 12 000 CHF par an. Ce n’est pas un détail administratif, c’est une ligne budgétaire réelle pour les familles.

En France, l’inscription d’un enfant à la CAF est OBLIGATOIRE, dès les 4 mois de grossesse. Donc une personne arrivant pour vivre en France avec des enfants jusqu’à leur majorité, doit s’inscrire à la CAF française. Bien souvent c’est la mère qui est inscrite en France mais il peut arriver que cela soit le père. C’est plus rare. Souvent, lorsqu’il n’y a qu’un enfant, les versements français s’arrêtent aux 3 ans de l’enfant. Quand il y a 2 enfants de plus de 3 ans, pour un frontalier ou couple avec un frontalier, la France va verser environ 75€/mois en tout .

REGLE DE PRIORITE : quel pays est prioritaire pour verser ?

La priorité est déterminée par l’activité professionnelle des parents :

  • Deux parents actifs en Suisse → priorité suisse
  • Un parent actif en France, un en Suisse → priorité française
  • Un seul parent actif en Suisse → priorité suisse

Le pays prioritaire verse les prestations mensuelles. L’autre pays complète.

  • Soit 1 fois par an si la France est prioritaire, la Suisse complète 1 fois par an, on appelle cela une Allocation Différentielle.
  • Soit 1 fois par trimestre si la Suisse est prioritaire, la France complète tous les trimestres. Mais les 2 parents doivent faire remplir et signer par leur employeur un « papillon trimestriel » et l‘envoyer à la CAF française (faites une photocopie avant !).

Attention ! Si la situation professionnelle d’un des 2 parents change, il faut faire le plus vite possible des mises à jour ! Sur CAF.FR pour redemander une attestation de pays prioritaire. Auprès de la CAF suisse pour éviter de leur devoir des trop-perçus. Méfiez-vous !

Dans la réalité, ce qui fait dérailler un dossier n’est presque jamais le droit lui-même, mais le timing administratif. Une naissance, un changement d’employeur, un passage au chômage, une séparation, un déménagement… et la coordination peut se bloquer pendant des mois. Pendant ce temps, les montants continuent d’exister sur le papier, mais ils ne sont plus versés. Les familles pensent parfois que les allocations ont été perdues, alors qu’elles sont simplement suspendues, en attente de coordination entre deux systèmes qui ne se parlent pas toujours très bien.

ROLE DU FORMULAIRE E411 : les blocages viennent de là !

Le E411 est généralement édité une fois par an par la CAF, sous réserve que la situation du foyer soit parfaitement à jour. Si vous ne le demandez pas, il ne sera pas édité !

Le formulaire E411 (Demande d’informations concernant le droit aux prestations familiales) est obligatoire pour :

  • attester du droit ouvert en France,
  • confirmer le montant versé,
  • permettre le calcul du différentiel suisse.

Sans E411 :

  • suspension des allocations familiales suisses,
  • il y a un gros risque de trop-perçus
  • impossibilité de liquidation rétroactive tant que la coordination n’est pas validée.

Points techniques de blocage :

C’est souvent ici que tout se joue. Un E411 non édité, un courrier qui n’arrive pas à la bonne caisse, un employeur qui change, et le versement s’arrête. Parfois quelques mois, parfois un an, parfois plus longtemps. Et pourtant, dans la majorité des situations, les droits existent toujours. Ils attendent simplement que la mécanique administrative soit remise en route.

  • Situation CAF non actualisée (changement d’employeur, chômage, séparation, coordonnées de la CAF Suisse pas à jour …).
  • Enfants issus d’unions différentes → coordination avec plusieurs CAF départementales.
  • Délais CAF hors zones frontalières particulièrement longs.
  • Absence de transmission à la caisse suisse rattachée à l’employeur (système privé cantonal).

Montants suisses (exemple Vaud 2026) :

  • ≈ 322 CHF / enfant / mois
  • Majoration en formation jusqu’à 25 ans
  • Prestations versées via la caisse d’allocations de l’employeur

Pour 3 enfants :


≈ 10 800 CHF / an


Rétroactivité possible si le droit est démontré.

Et c’est un point essentiel : il est possible de récupérer jusqu’à 5 ans d’allocations familiales suisses bloquées si le droit est justifié et la coordination reconstituée. Dans la pratique, cela signifie que certaines familles récupèrent plusieurs milliers, parfois plusieurs dizaines de milliers de francs en une seule régularisation. Mais pour que cette rétroactivité soit versée, il faut reconstituer le dossier, obtenir les E411 manquants, corriger les périodes et relancer la coordination. Sans cela, les montants restent bloqués dans le système.

Sécurisation du dossier :

Pour éviter suspension ou retard :

✔️ Mise à jour systématique auprès de la CAF à chaque changement

✔️ Demande annuelle et suivi du E411

✔️ Transmission à la caisse suisse compétente

✔️ Vérification du calcul du complément différentiel

En 2026, les contrôles sont renforcés et les délais CAF restent structurellement longs, plus de 4 à 6 mois de traitement.


Une simple absence de coordination administrative peut entraîner plusieurs mois de suspension.

CALM accompagne les frontaliers dans la gestion technique et la régularisation des prestations familiales franco-suisses.

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2ᵉ pilier suisse (LPP) : un capital retraite stratégique pour les frontaliers

En matière de finances, les frontaliers en Suisse ont une particularité bien rentable : Le 2ᵉ pilier (LPP – Loi sur la prévoyance professionnelle) qui complète l’AVS (1er pilier). Ce 2ème pilier pourrait être comparé à l’AGIRC-ARRCO – retraite complémentaire française. Mais son intérêt notable est qu’il fonctionne par capitalisation individuelle.


Contrairement au 1er pilier – l’AVS, qui est forcément une rente mensuelle – vous constituez pour votre 2ème pilier, un capital personnel dans une Caisse de Pension alimenté par :

  • vos cotisations (lpp, caisse de pension) prises sur vos salaires suisses,
  • celles de votre employeur (minimum équivalente à la vôtre),
  • des intérêts annuels fixés en partie par la Confédération et la Caisse de Pension.

On distingue :

🔒 Part obligatoire (minimum légal LPP)

💰 Part surobligatoire (prestations supérieures prévues par la caisse)

 Tous les ans le salarié en Suisse reçoit un relevé de Caisse de Pension qui fait un point sur ses cotisations. Certaines Caisses de Pension sont dématérialisées (AXA.CH par exemple) ce qui oblige à avoir une adresse mail et un mot de passe pour récupérer les données.

ON PEUT DEBLOQUER EN ANTICIPÉ UNE PARTIE DE SON 2ème pilier

Retrait possible en cas de :

  • acquisition résidence principale (EPL), mais pas toute la somme et il faut avoir au moins 20000 chf sur le compte.
  • Travaux d’envergure dans la résidence principale, mais pas toute la somme et il faut avoir au moins 20000 chf sur le compte.
  • création d’activité indépendante EN SUISSE, sur présentation de l’attestation de création AVS,
  • départ définitif de Suisse POUR UN PAYS NON EUROPEEN,
  • arrêt complet de toute activité rémunératrice : il faudra une attestation CARSAT de non cotisation

Mais les impôts sont très chers : 7.5% d’impôts français, 8 à 9.1% de cotisations sociales, soit 16.6% de taxes. Des impôts suisses sont retenus en otages par la Suisse jusqu’à ce que vous leur prouviez que vous avez bien payé en France. Ils vous seront rendus.

SI ON ARRÊTE DE TRAVAILLER EN SUISSE

Si on part pour le chômage il ne faut ABSOLUMENT PAS RETIRER SON 2èME PILIER car ce sont des avoirs de retraite et ils seront pris en compte pour baisser vos allocations chômage

Si on part pour un pays non-européen : il faut rendre son permis de travail au service des habitants de votre commune de travail (attention pour Vaud, c’est Lausanne) et ensuite demander une sortie avec une preuve de vie hors europe.

Si on souhaite retirer sa part obligatoire, on peut : il faut rendre son permis de travail au service des habitants de votre commune de travail (attention pour Vaud, c’est Lausanne) et toujours faire une demande de sortie de part surobligatoire à la Caisse de Pension. Seule la Caisse de Pension peut calculer la part surobligatoire, appelez les.

IL FAUT PLACER SON 2ème pilier sur un COMPTE DE LIBRE-PASSAGE. Il y en a des rémunérateurs et d’autres qui ne rapporte rien. Rapprochez vous de CALM afin de voir quel est le système le plus pertinent dans votre cas.

A LA RETRAITE : RENTE OU CAPITAL ?

Au moment du départ à la retraite, si vous travaillez toujours en Suisse, vous avez le choix entre prendre votre 2ème pilier en :

✔️ Rente viagère (calculée via le taux de conversion – 6,8 % sur la part obligatoire en 2026)
✔️ Retrait en capital
✔️ Solution mixte

Sauf quelques Caisse de Pension qui ne laissent pas le choix : tout rente ou solution mixte (CIP Retraites Populaires – Caisse de Pension de NESPRESSO par exemple).

Quels sont les critères pour choisir entre rente, capital ou mixte ?

  • la fiscalité France–Suisse, souvent plus favorable à une sortie en capital coté français,
  • la succession, sachant que les enfants majeurs ne peuvent pas hériter de la rente et que pour le conjoint, seulement si vous êtes marié, il héritera de 60% de la rente (40% ira à l’Etat suisse)
  • la stratégie patrimoniale globale (placements, assurances vie, achats immobilier)
  • l’espérance de vie (plus il y a de risque de décès précoce, plus il faut retirer en capital).

POINTS DE VIGILANCE FREQUENTS

  • Comptes de libre passage oubliés après changement d’employeur : il y a plus de 400 Caisses de Pensions. 1 employeur = 1 compte. Donc si vous n’avez pas fait le transfert, les avoirs sont perdus, il va falloir les retrouver !
  • Les erreurs stratégiques : comment économiser la CSG/CRDS/CASA sur les 2èmes piliers, comment éviter de payer trop de taxes ? Cela doit être anticipé, et programmé !

Le 2ᵉ pilier représente souvent le principal actif retraite du frontalier. Une mauvaise anticipation peut entraîner une perte financière significative.

Chez CALM, nous vous accompagnons

✔️ Recherche et centralisation de vos avoirs LPP
✔️ Simulation rente vs capital
✔️ Optimisation des démarches administratives France–Suisse
✔️ Accompagnement au déblocage anticipé
✔️ Coordination complète de vos retraites France / Suisse / internationales

Nous sécurisons votre retraite pour éviter erreurs administratives et pertes financières.

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Chez CALM, nous coordonnons vos retraites, tous pays confondus.

Retraite suisse (AVS – 1er pilier) : rien n’est automatique pour les frontaliers

Beaucoup de frontaliers pensent que leur retraite suisse va se déclencher toute seule.
👉 En réalité, c’est la France qui doit lancer la demande auprès des organismes suisses.

Pendant toute votre carrière en Suisse, vous cotisez à l’AVS (1er pilier).
Pour estimer simplement : comptez environ 50 CHF de rente mensuelle par année cotisée à temps plein.
Exemple : 20 ans travaillés en Suisse ≈ 1 000 CHF / mois.

À noter : dès 2026, une 13ᵉ rente AVS sera versée chaque année, soit un mois supplémentaire pour soutenir le pouvoir d’achat des retraités.

Ce que nous recommandons de faire dès 55 ans

Il est conseillé d’anticiper avec :

✔️ Une demande de calcul de rente
✔️ Une demande de relevé d’extrait de compte AVS (relevé de carrière)

Ces démarches permettent de :

  • vérifier vos années cotisées,
  • détecter d’éventuelles lacunes,
  • estimer précisément votre future pension.

Sans anticipation, des retards de versement ou des pertes de droits peuvent survenir.

Attention, la réforme AVS 21 fait évoluer progressivement l’âge de départ à la retraite des femmes, désormais relevé pour s’aligner sur celui des hommes, avec un objectif à 65 ans.

⚠️ Les dossiers frontaliers restent techniques : coordination France–Suisse, formulaires européens E205 / E207, plafonnement des rentes pour les couples à 150 %.

👉 Chez CALM, nous coordonnons vos retraites tous pays confondus : vérification de carrière, demandes simultanées et suivi administratif complet.
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Allocations familiales : l’erreur qui peut faire couper vos droits suisses

Allocations familiales : l’erreur qui peut faire couper vos droits suisses

Vous percevez des allocations familiales suisses pour vos enfants ?
Attention : une démarche française est obligatoire.

👉 Vous devez demander à la CAF française le formulaire E411.

Pourquoi c’est indispensable

Le formulaire E411 permet de vérifier :

  • si la France verse (ou non) des allocations,
  • et d’éviter un double paiement.

⚠️ Sans E411 transmis :

  • la caisse suisse peut suspendre ou couper les allocations,
  • le versement peut être bloqué plusieurs mois,
  • la régularisation est souvent longue.

Ce qu’il faut faire

✔️ demander le E411 à la CAF française
✔️ le transmettre à la caisse suisse d’allocations familiales
✔️ vérifier que le dossier est bien à jour

👉 CALM accompagne les frontaliers pour sécuriser les droits aux allocations familiales et éviter toute coupure. Mieux vaut anticiper que subir une suspension.

Prenez rendez-vous sur www.calm-bfc.com.

Avance de crédit d’impôt

Avance de crédit d’impôt : ne dépensez pas l’argent reçu

En janvier, l’administration fiscale peut vous verser une avance de crédit d’impôt, basée sur votre situation de l’année dernière.

👉 Attention : cette somme n’est pas acquise définitivement.

Pourquoi il faut la mettre de côté

Cette avance est calculée sur vos anciens crédits ou réductions d’impôt.
Si votre situation a changé (revenus, charges, garde d’enfants, etc…) :

  • le montant réel sera recalculé,
  • et l’avance devra être remboursée en septembre lors de la régularisation.

⚠️ Beaucoup de frontaliers se retrouvent à devoir rendre l’intégralité de la somme.

Le bon réflexe

✔️ ne dépensez pas cette avance,
✔️ mettez-la de côté sur votre compte,
✔️ attendez le calcul définitif de septembre.

👉 CALM accompagne les frontaliers pour anticiper la régularisation et éviter les mauvaises surprises fiscales. Mieux vaut prévoir que devoir rembourser.

Prenez rendez-vous sur www.calm-bfc.com.

Déclaration CNTFS

URSSAF : pourquoi on vous réclame 18 540 € dès janvier 2026

Vous découvrez un appel URSSAF de 18 540 €, avec un premier prélèvement de 1 570 € le 31 janvier 2026 ?
Et une majoration de 10 % si le prélèvement échoue ?

👉 Dans la majorité des cas, ce n’est pas une erreur.
👉 Vous avez oublié votre déclaration annuelle au CNTFS.

Sans déclaration CNTFS, l’URSSAF applique une cotisation forfaitaire maximale, sans tenir compte de votre revenu réel.

Ce qu’il faut vérifier immédiatement

Connectez-vous à votre espace CNTFS et vérifiez :

  • si votre déclaration annuelle est bien enregistrée,
  • si un échéancier annuel a été généré.

Bonne nouvelle

La situation est corrigeable, à condition d’agir rapidement :

  • annulation de l’assiette forfaitaire,
  • recalcul des cotisations,
  • arrêt ou correction de l’échéancier.

👉 CALM sait corriger ce type de situation : prenez rendez-vous sur www.calm-bfc.com.

Pensions alimentaires : vers la fin de l’avantage fiscal ?

Ils en parlent depuis plusieurs années et c’est bientôt fait, c’est la fin de l’avantage fiscal pour ceux qui versent des pensions alimentaires à leurs ex-conjoints pour l’éducation des enfants.

Cette mesure fait partie des mesures adoptées à l’unanimité par l’Assemblée Nationale pour être présentée en Loi de Finances. Et donc, malgré un rejet de la Loi de Finances, elle fera définitivement partie de celle-ci, qui finira bien par être adoptée dans les prochains mois.

Les conséquences sont énormes au niveau fiscal pour les frontaliers séparés/divorcés qui versent des pensions alimentaires à l’autre parent.

Le contexte frontalier apporte un éclairage tout à fait différent de celui d’un salarié classique.

  1. Le frontalier imposé en France est généralement dans la tranche à 30%, voir dans la tranche à 41%. Donc le gain fiscal représentait : montant de la pension X 30% ou 41%
  2. Si le frontalier était avait un jugement de séparation/divorce suisse, on ne parle pas de 100€ de pension par mois, mais plutôt de 500 à 1000 chf par mois car les pensions alimentaires suisses sont très très élevées.

La hausse fiscale pour les frontaliers séparés/divorcés qui versent des pensions à leurs ex-conjoints pour l’éducation des enfants risque d’être très très élevée.

Concrètement : messieurs (car c’est 99.9% des hommes), préparez-vous à de fortes hausses d’impôts.

D’un autre côté, pour la personne qui les reçoit et était obligée de les déclarer, c’est la fin de la fiscalité de ces pensions. Donc un gain d’impôts important – encore faut-il que cette personne soit fiscalisée, ce qui n’est pas toujours le cas à cause des parts sociale rattachées et de la case Parent Isolée qui est peut être activée dans certains cas.

Au final : ce n’est pas une réforme neutre — c’est un transfert de charge massif qui touche exclusivement les frontaliers payeurs


Une réforme pensée pour des situations françaises classiques

qui ne tient pas compte du contexte frontalier (revenus élevés + pensions élevées + tranches fiscales hautes + parent receveur souvent non imposable)

et qui transforme une mesure “équilibrée” en une augmentation d’impôt énorme pour les payeurs suisses.

La raison profonde du combat des associations : préserver le principe d’équité fiscale

Les associations (CDTF, GTE, Amicale des frontaliers…) défendent :

L’équité fiscale :

On ne peut pas appliquer uniformément une suppression de déduction
alors que les pensions suisses sont structurellement beaucoup plus élevées.

Le respect du contexte binational :

La France légifère ici sans tenir compte des décisions judiciaires suisses qui imposent des montants élevés.

La protection des familles frontalières :

La réforme va créer :

  • des hausses d’impôt de 3 000 à 6 000 €/an pour les pères payeurs,
  • tout en n’apportant aucun bénéfice réel au parent receveur dans la majorité des cas.

Anticiper reste la meilleure stratégie

Chez CALM, nous recommandons aux frontaliers divorcés/séparés qui versent une pension alimentaire déduite de leurs impôts d’analyser dès maintenant la hausse d’impôts que cette mesure va entrainer. Il faut sûrement augmenter vos acomptes de 2026 de manière significative.

Prenez un Rv « Mise à jour des acomptes 2026 » sur CALM Aide aux démarches administratives des Frontaliers FRANCO-SUISSES Prise de rendez-vous : à vous de choisir! : Impôts, CNTFS, Lamal, Allocations familiales, retraites française et suisse, Permis de conduire, etc…

Mieux vaut être prêt, même si la réforme n’est pas adoptée immédiatement.

Propriétaire d’un bien en location

Propriétaire d’un bien en location ? 🏠
On vous explique comment déclarer vos loyers.

👉 Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre vidéo TikTok :
https://www.tiktok.com/@frontalier.calm/video/7590051765190429974?_r=1&_t=ZN-92gWIyaYfgM

Heures supplémentaires totalement défiscalisées : ce que cela changerait réellement pour les frontaliers suisses

Une mesure discutée dans le projet de loi de finances 2026 – rejetée une première fois mais susceptible de revenir très vite – prévoit la suppression totale du plafond de 7 500 € d’exonération fiscale sur les heures supplémentaires.

Si elle revenait dans le débat parlementaire et était adoptée, toutes les heures supplémentaires deviendraient intégralement défiscalisées, sans limite.

Pour les frontaliers suisses imposés en France, c’est un changement majeur.

Pour les frontaliers imposés en France : un gain net immédiat pour certaines professions seulement

Vos heures supplémentaires suisses deviendraient totalement exonérées d’impôt en France.
 Sans plafond. Sans limitation. Sans réintégration.

Un avantage très important pour les frontaliers qui sont souvent dans des tranches à 30 % ou 41 % :

Les plus gros gagnants seraient les métiers où les heures explosent :

  • BTP (maçons, charpentiers, ferrailleurs, conducteurs de travaux…)
  • Cadres (industrie, ingénierie, finance)
  • Sécurité privée

Ces professions dépassent régulièrement 40 h, voire 43 h par semaine, pouvant atteindre 300 à 400 h supplémentaires annuelles.

Les professions médicales et l’horlogerie ne sont pas concernées

Les conventions collectives suisses du secteur médical (H+, EMS, hôpitaux, cliniques) imposent des limites strictes aux durées de travail. Pareil pour l’horlogerie, qui ne dépasse jamais 40h hebdomadaires TRAVAILLEES.

Résultat : Pour eux, même la suppression du plafond n’apportera aucun avantage fiscal, car ils n’atteignent pas les volumes d’heures concernés.

Point fondamental : sans formulaire 2041-AE signé, aucune exonération possible

C’est la règle clé pour les frontaliers, et elle ne changera pas.

Pour déclarer des heures supplémentaires exonérées, il faut absolument :

→ l’attestation employeur 2041-AE signée par l’employeur suisse

(c’est un formulaire obligatoire, détaillant les heures, leur mode de calcul et le montant net exonérable).

Sans cette attestation :
 ❌ vous ne pouvez rien déclarer,
 ❌ aucune heure supplémentaire ne sera exonérée,
 ❌ même si vous les avez réellement effectuées.

La notice officielle précise toutes les méthodes et obligations de calcul 2041-ae_3384.

Où en est la mesure aujourd’hui ?

  • Adoptée une première fois par l’Assemblée nationale
  • Contestée pour son coût (1 milliard €)
  • Renvoi en navette parlementaire
  • Nécessite un vote final des deux chambres
  • Sans possibilité de 49.3 selon l’engagement du Premier ministre

➡️ Le texte peut encore être modifié, repoussé ou réintroduit autrement.

La position CALM : anticiper intelligemment

En attendant une décision définitive, les frontaliers ont intérêt à :

✔️ vérifier que leur employeur peut fournir un 2041-AE fiable,
 ✔️ sécuriser la méthode de calcul (réelle ou forfaitaire).

Chez CALM, nous accompagnons chaque frontalier pour rédiger et vérifier les attestations 2041 AE qui doivent être tamponnes et signées par les employeurs.