2ᵉ pilier suisse (LPP) : un capital retraite stratégique pour les frontaliers

En matière de finances, les frontaliers en Suisse ont une particularité bien rentable : Le 2ᵉ pilier (LPP – Loi sur la prévoyance professionnelle) qui complète l’AVS (1er pilier). Ce 2ème pilier pourrait être comparé à l’AGIRC-ARRCO – retraite complémentaire française. Mais son intérêt notable est qu’il fonctionne par capitalisation individuelle.


Contrairement au 1er pilier – l’AVS, qui est forcément une rente mensuelle – vous constituez pour votre 2ème pilier, un capital personnel dans une Caisse de Pension alimenté par :

  • vos cotisations (lpp, caisse de pension) prises sur vos salaires suisses,
  • celles de votre employeur (minimum équivalente à la vôtre),
  • des intérêts annuels fixés en partie par la Confédération et la Caisse de Pension.

On distingue :

🔒 Part obligatoire (minimum légal LPP)

💰 Part surobligatoire (prestations supérieures prévues par la caisse)

 Tous les ans le salarié en Suisse reçoit un relevé de Caisse de Pension qui fait un point sur ses cotisations. Certaines Caisses de Pension sont dématérialisées (AXA.CH par exemple) ce qui oblige à avoir une adresse mail et un mot de passe pour récupérer les données.

ON PEUT DEBLOQUER EN ANTICIPÉ UNE PARTIE DE SON 2ème pilier

Retrait possible en cas de :

  • acquisition résidence principale (EPL), mais pas toute la somme et il faut avoir au moins 20000 chf sur le compte.
  • Travaux d’envergure dans la résidence principale, mais pas toute la somme et il faut avoir au moins 20000 chf sur le compte.
  • création d’activité indépendante EN SUISSE, sur présentation de l’attestation de création AVS,
  • départ définitif de Suisse POUR UN PAYS NON EUROPEEN,
  • arrêt complet de toute activité rémunératrice : il faudra une attestation CARSAT de non cotisation

Mais les impôts sont très chers : 7.5% d’impôts français, 8 à 9.1% de cotisations sociales, soit 16.6% de taxes. Des impôts suisses sont retenus en otages par la Suisse jusqu’à ce que vous leur prouviez que vous avez bien payé en France. Ils vous seront rendus.

SI ON ARRÊTE DE TRAVAILLER EN SUISSE

Si on part pour le chômage il ne faut ABSOLUMENT PAS RETIRER SON 2èME PILIER car ce sont des avoirs de retraite et ils seront pris en compte pour baisser vos allocations chômage

Si on part pour un pays non-européen : il faut rendre son permis de travail au service des habitants de votre commune de travail (attention pour Vaud, c’est Lausanne) et ensuite demander une sortie avec une preuve de vie hors europe.

Si on souhaite retirer sa part obligatoire, on peut : il faut rendre son permis de travail au service des habitants de votre commune de travail (attention pour Vaud, c’est Lausanne) et toujours faire une demande de sortie de part surobligatoire à la Caisse de Pension. Seule la Caisse de Pension peut calculer la part surobligatoire, appelez les.

IL FAUT PLACER SON 2ème pilier sur un COMPTE DE LIBRE-PASSAGE. Il y en a des rémunérateurs et d’autres qui ne rapporte rien. Rapprochez vous de CALM afin de voir quel est le système le plus pertinent dans votre cas.

A LA RETRAITE : RENTE OU CAPITAL ?

Au moment du départ à la retraite, si vous travaillez toujours en Suisse, vous avez le choix entre prendre votre 2ème pilier en :

✔️ Rente viagère (calculée via le taux de conversion – 6,8 % sur la part obligatoire en 2026)
✔️ Retrait en capital
✔️ Solution mixte

Sauf quelques Caisse de Pension qui ne laissent pas le choix : tout rente ou solution mixte (CIP Retraites Populaires – Caisse de Pension de NESPRESSO par exemple).

Quels sont les critères pour choisir entre rente, capital ou mixte ?

  • la fiscalité France–Suisse, souvent plus favorable à une sortie en capital coté français,
  • la succession, sachant que les enfants majeurs ne peuvent pas hériter de la rente et que pour le conjoint, seulement si vous êtes marié, il héritera de 60% de la rente (40% ira à l’Etat suisse)
  • la stratégie patrimoniale globale (placements, assurances vie, achats immobilier)
  • l’espérance de vie (plus il y a de risque de décès précoce, plus il faut retirer en capital).

POINTS DE VIGILANCE FREQUENTS

  • Comptes de libre passage oubliés après changement d’employeur : il y a plus de 400 Caisses de Pensions. 1 employeur = 1 compte. Donc si vous n’avez pas fait le transfert, les avoirs sont perdus, il va falloir les retrouver !
  • Les erreurs stratégiques : comment économiser la CSG/CRDS/CASA sur les 2èmes piliers, comment éviter de payer trop de taxes ? Cela doit être anticipé, et programmé !

Le 2ᵉ pilier représente souvent le principal actif retraite du frontalier. Une mauvaise anticipation peut entraîner une perte financière significative.

Chez CALM, nous vous accompagnons

✔️ Recherche et centralisation de vos avoirs LPP
✔️ Simulation rente vs capital
✔️ Optimisation des démarches administratives France–Suisse
✔️ Accompagnement au déblocage anticipé
✔️ Coordination complète de vos retraites France / Suisse / internationales

Nous sécurisons votre retraite pour éviter erreurs administratives et pertes financières.

📅 Prenez rendez-vous sur :
www.calm-bfc.com

Chez CALM, nous coordonnons vos retraites, tous pays confondus.